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Être visible sur Google : Mythes et critères invérifiables

Cet article fait partie d’un dossier sur les critères qui comptent vraiment pour être visible sur Google. Découvrez les autres articles en bas de page.

En SEO, certains mythes ont la vie dure. Faisons le point !

Sommaire

Les critères qui relèvent du mythe

Utilisation de Google Analytics et de la Google Search Console

L’utilisation de ces deux outils n’a strictement aucun impact sur le classement de votre site dans les pages de résultat de recherche.

(Même si l’utilisation de la Search Console peut aider le moteur de recherche à mieux comprendre comment est structuré votre site.)

La vitesse à laquelle vous obtenez des liens

En anglais, on parle de link velocity.

Ce terme, créée par les expert·es en SEO, désigne la vitesse à laquelle vous obtenez (ou perdez) des liens.

Lors d’un entretien en octobre 2019, le Googler John Mueller a affirmé que ce qui compte ce n’est pas la vitesse à laquelle les liens sont créés, mais le naturel du lien (source : Google’s John Mueller On Link Velocity and Penalties).

Par exemple, Google va donner plus de poids à un lien présent sur un « vrai » site plutôt que sur un blog factice.

La vélocité n’est donc pas un critère de classement.

Liens depuis des domaines dits officiels

Selon une vieille croyance en SEO, les liens issus de sites gouvernementaux ou universitaires ont plus de poids.

Cela a pu être vrai au tout début de Google, mais ça ne l’est plus depuis longtemps. Cela a été confirmé par Google à maintes reprises.

Respect des standards HTML

Il s’agit ici d’un des vieux mythes du SEO : une page ne doit comporter aucune erreur HTML pour être bien classée.

Google l’a encore rappelé en mars 2020 : cela n’a aucun impact, positif ou négatif.

En revanche, un code qui respecte les standards aura d’autres impacts notamment en matière d’accessibilité et de structuration de l’information.

Comportement des internautes sur la page

Il s’agit ici d’un mythe qui a la vie dure en SEO, bien que régulièrement démonté par Google.

Parmi les comportements qui sont souvent cités comme ayant un impact sur le positionnement de votre site dans Google, on peut citer :

  • Le taux de rebond (le fait de quitter le site après n’avoir consulté qu’une seule page) ;
  • Le pogosticking : le fait de cliquer sur un résultat, puis revenir sur la page de résultat, cliquer sur un autre lien et ainsi de suite jusqu’à trouver le résultat qui nous convient ;
  • Le dwell time : il s’agit du laps de temps entre le moment où un internaute clique sur un résultat et celui où il revient sur la page de résultat de recherche (en d’autres mots : le temps passé sur le site).

Ces indicateurs relèvent plutôt de règles d’ergonomie que d’optimisations SEO et n’ont donc aucun impact sur la position du site dans Google.

Attention : comme l’indique le site Abondance, cela ne signifie pas que ces critères ne sont pas du tout utilisés par Google. Ils le sont par les équipes en charge de l’amélioration de l’algorithme, mais ne le sont pas pour déterminer la position d’un site.

Les critères dont je n’ai pas pu vérifier la fiabilité

La présence d’un moyen de contact

Le fait que votre site propose une page Contact avec vos coordonnées semble être apprécié par Google.

Cela lui permet de géolocaliser votre structure et constitue à ses yeux (et à ceux des internautes !) un indice de crédibilité et de sérieux.

En revanche, il n’est pas clair si ce critère est pris en compte ou non dans le classement du site.

Autorité du domaine

Chaque site et chaque page web se voit attribuer une note par Google, qui détermine son classement dans les résultats de recherche. Cette note (qu’on appelle le Pagerank) détermine l’autorité du site dans sa thématique, et donc le niveau de confiance que lui accorde Google.

Plus un site est considéré comme étant une référence dans son domaine, plus il semble avoir de chance d’être bien positionné dans Google.

Toutefois, cette note étant inconnue du grand public, l’impact réel de ce critère n’est pas prouvé.

Un propriétaire du Whois est pénalisé

Une fois que Google identifie grâce au Whois qu’une personne possède un site considéré comme du spam, elle va être pénalisée. Le moteur de recherche va alors chercher si elle possède d’autres sites web et les surveiller de près.

Ce critère est utilisé pour lutter empêcher les spammeurs de créer de nouveaux sites après avoir été pénalisés.

Taille du contenu dans lequel se trouve le lien

D’après Brian Dean de Backlinko, sans donner de source, un lien provenant d’un article de 1 000 mots a habituellement plus de valeur qu’un lien provenant d’un extrait de 25 mots.

Je n’ai toutefois pas trouvé d’autres sources qui confirme ou infirme cette déclaration.

Cela ne me semble pas illogique, surtout si le lien est contextualisé et que l’ancre est travaillée, mais ces deux derniers facteurs ont probablement beaucoup plus de poids.

Occurrence du mot-clef dans les titres de niveau 2 et 3

Si est avéré que Google et Bing utilisent les titres et les sous-titres pour comprendre la structure d’un contenu, leur impact réel sur le SEO n’est pas clair.

La plupart des expert·es semblent toutefois s’accorder sur le fait qu’il s’agit d’un signal assez faible.

Encore une fois, c’est une histoire de bon sens !

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