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14 données à connaître pour optimiser votre stratégie SEO

Bâtir une stratégie SEO efficace est difficile, tellement il y a de critères à prendre en compte. En outre, il faut du temps pour qu’elle porte ses fruits.

J’ai décortiqué pour vous les principales études pour en extraire les données essentielles à prendre en compte pour être réellement visible dans les moteurs de recherche.

Vous êtes préssé·e ?
Voici les données les plus importantes à connaître :

  • 14% des expressions recherchées sur Google sont des questions,
  • 92% des requêtes sont dites de longue traîne,
  • il faut en moyenne 2 ans pour apparaître dans le top 10 des résultats,
  • seuls 0.44% des internautes vont en page 2 des résultats de Google.

Je vous explique plus loin en quoi ces données sont utiles pour votre stratégie SEO.

La visibilité est un des 5 piliers du modèle VPTCS que j’utilise pour mes audits de site web.

À mes yeux, c’est peut-être même l’un des plus important. En effet, rien ne sert d’avoir le meilleur site du monde, si personne ne peut le trouver.

Mais c’est aussi celui sur lequel vous avez le moins de contrôle car vous dépendez grandement du bon vouloir de tiers (moteurs de recherche, réseaux sociaux, bouche à oreille…).

Pour optimiser votre visibilité sur les moteurs de recherche, il est important d’avoir une stratégie et de comprendre comment les internautes effectuent une recherche, ainsi que leur comportement sur les pages de résultat de recherche.

Dans cet article :

  • vous découvrirez les principales données sur les habitudes de recherche des internautes et ce que cela implique pour votre stratégie ;
  • vous comprendrez comment ils ou elles interagissent avec les moteurs de recherche ;
  • vous trouverez des astuces pour optimiser votre stratégie SEO en fonction de ces enseignements.

Sommaire

Nota bene

Les données présentées ci-après sont issues d’études récentes (moins de 3 ans) et portant sur l’analyse de millions de résultats ou de mots-clefs anglophones sur Google.

Bien que les chiffres puissent varier d’un pays à un autre, les enseignements restent valables pour une cible francophone, le comportement des internautes français étant assez proche de ceux des pays anglophones.

Que recherchent les internautes ?

Si vous vous intéressez au SEO, vous avez sûrement déjà lu ou entendu qu’il fallait chercher à positionner vos contenus sur un « mot-clé ».

Il existe d’ailleurs des outils pour vous aider à choisir les termes les plus intéressants.

Bien que pertinents, ces conseils ne répondent pas aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce qu’un mot-clé ?
  • Lesquels sont les plus efficaces (beaucoup de recherche et peu de concurrence) ?

C’est ce que nous allons voir :

Ce que nous disent les chiffres

Source : étude Backlinko « We Analyzed 306M Keywords – Here’s What We Learned About Google Searches » (en anglais)

  • 14,1 % des recherches sont exprimées sous la forme de questions
    Celles-ci commencent principalement par « Comment » puis par « Quoi », « Où » et « Qui ».
  • 91,8 % des recherches sont dites « de longue traîne ».
  • 12,2 % des recherches totales portent sur uniquement 2 000 mots clés.
    Sans surprise, les mots-clefs les plus longs sont moins recherchés que les plus courts. En fait, les expressions de 5 mots ou plus sont 10 fois moins populaires que celles de 1 à 3 mots.
  • Le volume de recherche médian est de 10 recherches par mois.
    Cela montre que les petits volumes de recherche prévalent.
  • La taille moyenne d’un mot-clé est de 1,9 mots.
    Ce qui est logique car la grande majorité des recherches sont des noms de marque ou de produit, des recherches liées à l’actualité ou encore des noms de personnalité (cf. requêtes les plus populaires de 2020 sur Google Trends.)

Ce que cela signifie pour votre stratégie SEO

Ces données chiffrées sont intéressantes car elles nous permettent de mieux comprendre ce que cherchent les internautes sur Google, et donc d’adapter votre stratégie en fonction.

Attention, il ne s’agit pas ici de changer radicalement votre stratégie SEO du jour au lendemain, juste de garder ces données dans un coin de votre tête, pour vos prochaines publications.

Ce que vous pouvez mettre en place :

Visez des expressions « de moyenne traîne »

La longue traîne désigne des expressions qui, individuellement génèrent peu de trafic (moins de 100 visites par mois) mais prises collectivement représentent une source de trafic non négligeables.

Contrairement à une idée reçue, la notion de longue traîne n’est pas nécessairement liée au nombre de mots dans la requête.

Exemples de longue traîne : thé genmaicha bio en vrac, houblon aramis, vptcs, pourquoi faire un audit de son site web…

Du fait de leur faible popularité, ces expressions sont généralement peu concurrentielles. Il est donc assez aisé d’arriver dans les premiers résultats.

En revanche, pour que cette stratégie soit réellement payante, il faut être positionné sur un grand nombre d’expression de longue traîne.

À l’inverse, des expressions cibles comme thé bio sont très populaires (1 900 requêtes/mois) mais sont très concurrentielles (plus de 52 millions de résultats sur Google, dont des sites très bien optimisés).

L’enjeu va donc être de chercher à positionner votre publication sur des expressions qui :

  • sont recherchées (au moins 100 fois par mois),
  • ne sont pas trop concurrentielles (entre 5 et 10 millions de concurrents).

C’est ce que l’on appelle la moyenne traîne.

Si on prend l’exemple de cet article : je vais chercher à le positionner principalement sur l’expression « stratégie SEO » (880 recherches par mois, environ 7 millions de résultats) plutôt que sur des requêtes plus précises, mais moins concurrentielles.

Je sais que j’ai de grandes chances d’arriver en première page de Google en quelques semaines, quelques mois au plus. Les premières positions vont, en revanche, être plus difficile à atteindre.

Bien sûr, mon article va naturellement se positionner sur d’autres requêtes.

Nota bene :
Pour connaître le nombre de recherches mensuels et le niveau de concurrence, j’utilise la plateforme SE Ranking (lien affilié) qui est une des plus abordables du marché tout en étant exhaustive.

Pensez votre contenu pour qu’il réponde à une question

L’étude de Backlinko montre que 14 % des recherches Google sont formulées sous la forme de question.

Cela peut sembler peu, mais d’autres études montrent que cette statistique est croissante. Notamment en raison du développement de la recherche vocale.

En outre, Google devient de plus en plus un moteur de réponse et non plus un simple moteur de recherche.

D’ailleurs : en termes de proportion, combien de vos recherches personnelles sont des questions ?

Bien sûr, cela ne signifie pas que toutes vos publications doivent être présentées comme des réponses, mais pour certaines, cela peut être intéressant.

Cerise sur le gâteau, les articles très concrets ou les guides ont tendance à être facilement partagés sur les réseaux ou cités, surtout s’ils sont de qualité.

Quel est leur comportement dans les SERP ?

L’acronyme SERP désigne les pages de résultat de recherche (Search Engine Result Page).

Ce sont donc les pages dans lesquelles sont affichées les résultats d’une recherche.

Nous venons de décortiquer les habitudes de recherche des internautes, voyons maintenant comment ils et elles interagissent avec les résultats :

Ce que nous disent les chiffres

Sources : Étude Backlinko « How People Use Google Search :(New User Behavior Study) » (en anglais), étude ahrefs « How long does it take to rank in Google? » (en anglais), étude ahrefs « Ranking #1 on Google Is Overrated » (en anglais).

  • Le premier résultat est celui qui génère le plus de trafic dans seulement 49% des cas.
  • Seuls 5,7 % des pages arrivent à se positionner dans le top 10 au cours de la première année qui suit la publication.
    D’ailleurs, en moyenne, les pages du top 10 ont au moins 2 ans, presque 3 pour les premières positions.
  • La grande majorité des résultats présentent des fonctionnalités connexes comme : Autres questions posées (19,5 %), Images correspondant à {nom de la requête} (19,4 %), vidéos (17,9 %) ou encore À la Une (15,5 %).
    Seuls 2,4 % n’en proposent pas.
  • 50% des clics sur un résultat ont lieu dans les 9 premières secondes.
    Et le temps moyen passé sur une page de résultat est de 14,6 secondes.
  • Pour les recherches locales, 42% des internautes cliquent sur les résultats issus de Google Maps.
  • Seulement 15% des internautes modifient leur recherche initiale.
    Cela signifie soit que les internautes sont la plupart du temps capables de formuler précisément leur recherche et/ou que Google est de plus en précis dans ses résultats (probablement un peu des deux).
  • Dans 23% des cas, l’internaute utilise les suggestions de recherches de Google.
    Surtout pour des recherches internationales ou, à l’inverse, locales.
  • 9% des internautes vont jusqu’au bas de la première page et moins de 1% visitent la deuxième page.

Ce que cela signifie pour votre stratégie SEO

Ces données nous enseignent ou confirment plusieurs choses :

L’impact de la première position est à relativiser.

La première position de Google est souvent présentée comme le Graal en référencement.

Comme l’a démontré ahrefs, elle n’est pas toujours celle qui apporte le plus de trafic.

Cela est en partie due à la concurrence de ce qu’on appelle la position 0 (généralement des résultats issus de services de Google qui se placent avant les résultats issus d’autres sites).

Cela signifie aussi que si la balise title et la meta-description sont correctement renseignées, vous pouvez attirer plus de monde que vos concurrents mieux placés que vous.

Ainsi, pour certaines requêtes pour lesquelles la première position est complexe à atteindre, vous pouvez augmenter le taux de clic en proposant un meilleur contenu que la concurrence.

Vous devez penser votre stratégie sur le long terme

Ce n’est pas une nouveauté, mais l’étude a le mérite de quantifier le temps nécessaire pour arriver dans le top 10 des résultats.

Si une page met en moyenne 2 ans pour atteindre le top 10, cela signifie que :

  • Vous ne pouvez pas tout miser sur le référencement lors des premières années de votre site web.
    Vos sources de trafic doivent être diversifiées (réseaux sociaux, netlinking…)
  • Commencez par chercher à vous positionner sur des requêtes moins concurrentielles dans un premier temps, afin d’amorcer la dynamique.

Conclusion

À travers l’analyse de ces 14 statistiques, nous avons pu déterminer des axes d’amélioration de votre stratégie SEO.

Ces pistes ne vont pas vous garantir la première place, mais elles peuvent vous permettre de gagner en visibilité dans les moteurs de recherche.

Toutefois, pour être vraiment efficace, il est indispensable que les bases de votre site soient saines et que rien ne puisse nuire au bon référencement de celui-ci.

Votre site n’est pas ou peu visible sur Google et vous aimeriez y remédier ?

Discutons-en !

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